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Exposition "Monstres marins" au muséum d’histoire naturelle de Saint-Denis
Exposition "Monstres marins" au muséum d’histoire naturelle de Saint-Denis

Avec le « Terrifiant Boschdalimunch » , Vincent Mengin revendique ses références picturales en citant Jérôme Bosch, Salvador Dali et Edvard Munch. D’emblée il donne une direction surréaliste à cette installation particulière qui accompagne l’exposition du Muséum d’histoire naturelle de La Réunion : « Monstres marins, de l’univers de Jules Verne à l’imaginaire de Vincent Mengin-Lecreulx » et confronte l’art et la science dans la représentation du monstre marin.

Depuis plus de trente ans Vincent Mengin travaille sans relâche à la création d’une œuvre monumentale d’art contemporain à La Réunion. Souvent considéré comme un artiste hors norme, il appuie ses recherches sur la réalité du quotidien : réalité de l’architecture, réalité de l’humain, réalité de la matière et des matériaux et enfin, réalité de l’image filmée.

« Le terrifiant Boschdalimunch » est une continuité du travail que l’artiste développe depuis 1989 à partir du pneu. Le pneu est utilisé comme élément principal dans ses sculptures. Une œuvre monumentale « Du vent dans le caoutchoucs » est installée dans le jardin du Lieu d’Art Contemporain dont il est le fondateur.

C’est donc tout naturellement que le pneu est utilisé pour signifier le monstre marin, sorte de serpent géant à deux têtes, gueules ouvertes, très menaçantes, dont on sent confusément qu’il ne fait pas bon de s’en approcher. Les couleurs, jaune, noir et rouge du monstre, contribuent également à souligner l’aspect venimeux et inquiétant de ce monstre contemporain né de la pollution.
Jules Verne avait décrit dans ses romans des montres marins réels ou imaginaires qui nous ont terrifiés dans notre jeunesse.

Aujourd’hui, avec « Le terrifiant Boschdalimunch » , Vincent Mengin met l’accent sur un réel danger, bien plus insidieux, plus inquiétant et plus angoissant où le spectateur, en devenant sa première victime, est directement concerné.
L’homme pour satisfaire sa voracité et sa cupidité est prêt à tout, même au pire, prenant le risque de mener l’ensemble du monde vivant à sa perte.
Il devient dès lors son propre prédateur.

Enfin, Vincent Mengin a voulu jouer avec la réalité, apportant un brin d’humour en enfermant « Le terrifiant Boschdalimunch » , dans une cage, comme au zoo.
Des panneaux dissuasifs affichés tout autour de la cage incitent le public a être prudent et respectueux de l’œuvre.

Roselyne Mengin Von-Pine

Directrice du Lieu d’Art Contemporain de La Réunion.


Voir les images de l’exposition et du vernissage dans la galerie ci-dessous


Le rectorat de l’académie de la Réunion propose un concours pour les écoles et les collèges « Sur les traces du Nautilus : journal de bord d’une expédition océanographique »

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